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Issu d'une famille de musiciens, Kudsi ERGUNER a eu l'opportunité de côtoyer de nombreux grands musiciens de l'ancienne génération, et s'est imprégné à leur contact, d'un style authentique, reflet de siècles de culture musicale.
Il est, en musique savante Ottomane, le seul musicien turc de sa génération à avoir reçu, par son père, un enseignement direct comme le veut la tradition orale.
D'autre part, ayant participé aux réunions de plusieurs confréries soufies, il a suivi leur enseignement non seulement spirituel, mais aussi musical.
Il a également été membre de l'orchestre de Radio Istanbul.
En 1975, il vint s'installer à Paris pour étudier l'architecture et la musicologie, et obtenu avec succès ses diplômes de troisième cycle.
Les nombreux concerts dans lesquels il s'est produit, tant aux Etats-unis qu'en Europe, ont fait découvrir la musique savante Ottomane et la musique Soufie d’Istanbul au public occidental.
Lors de ses recherches sur les musiques d'Inde, du Pakistan et de Turquie, il a enregistré plusieurs genres musicaux authentiques peu connus, qui ont été publiés en Europe.
Il a également constitué, en Turquie, des ensembles pour interpréter des styles de musique quasiment abandonnés, suite à un mouvement de modernisation systématique du pays.
Conseiller artistique de plusieurs grands festivals, producteur de disques dans plusieurs labels Européens, il a fortement contribué à ce que ces musiques retrouvent leur place au sein du patrimoine culturel international, et par contrecoup, en Turquie même...
Il a écrit l’Hagiographie d’un maître soufi de 13 e siècle, Haji Bektash Veli, ainsi qu’un livre de paraboles et contes issues de l’œuvre majeure de Djelaleddine Rumi.
Il a également fait paraître une autobiographie, qui apporte un témoignage inédit sur les conflits entre la modernité et les cultures traditionnelles, notamment celles du Soufisme .
Les nombreux CD parus en Europe, aux Etats-Unis, au Japon et en Turquie, constituent aujourd’hui un vaste catalogue exposant non seulement l’interprétation authentique et la créativité de Kudsi Erguner, mais aussi présentent un large éventail pour découvrir les différents facettes de la musique Ottomane.
Depuis 1990, les concerts qu’il a donné dans le cadre du Festival de Musique d’Istanbul, ont éveillé unintérêt grandissant au sein de la jeune génération Turque, et fortement contribué à un retour passionné vers les arts traditionnels, particulièrement ceux liés au Soufisme. ...
Cela explique le nombre grandissant de jeunes musiciens Turcs, particulièrement de joueurs de Ney* qui essaient d’imiter son style et sa créativité...
Il a collaboré avec de grands artistes Européens pour des concerts, des musiques de films, des pièces de théâtre et de ballet, ( Peter Brook, Carolyn Carlson, Maurice Béjart, Peter Gabriel, Georges Aperghis, Didier Lockwood, Michel Portal, Marc Minconwsky, Fazil Say, Mehmet Ulusoy, Cristoph Lauer, Michel Gorad, Renaud Garcia-Fons...).
Avec son ensemble, il a été à l’origine de rencontres et de fusions avec des musiciens Classiques, de Jazz, ou de musique contemporaine.
En 1981, il a créé à Paris l'association MEVLANA où il enseigne la tradition Soufie, et la musique savante et soufie selon la tradition originale.
Il dirige aujourd’hui deux petites communautés liées à la tradition des « Mevlevi » ( Derviches Tourneurs), une à Paris et une a Istanbul.
Le ney : flûte en roseau, est l’instrument roi de la musique savante et de la musique soufie des grandes villes. Au XIIIe siècle, le grand maître Mevlana Djélal-eddine Rumi, avec ses poèmes, a donné une place privilégiée à cet instrument. Cette flûte n’est plus considérée comme un simple instrument, mais aussi comme la voix d’un homme sage à travers laquelle s’exprime l’Amour divin.
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